Les ressources alimentaires et l'exploitation des écosystèmes
L'agriculture intensive et ses impacts
L'agriculture intensive vise une productivité maximale sur une surface réduite. Pour y parvenir, elle repose sur l'utilisation massive d'intrants :
- Les engrais : Apportent des sels minéraux (Azote , Phosphore , Potassium ) pour accélérer la croissance des plantes.
- Les pesticides : (Herbicides, insecticides, fongicides) éliminent les organismes jugés nuisibles aux cultures.
Cependant, ce modèle présente des limites écologiques majeures. L'usage excessif d'intrants entraîne un appauvrissement des sols, car la biodiversité microbienne (vers de terre, bactéries) nécessaire à la fertilité naturelle est détruite. De plus, le lessivage des engrais par la pluie pollue les nappes phréatiques.
La gestion durable des ressources halieutiques
La pêche est une activité de prélèvement direct dans les écosystèmes marins. La surpêche survient lorsque le rythme de capture est supérieur à la capacité de reproduction naturelle des espèces.
- Conséquences : Effondrement des stocks de poissons (comme le thon rouge ou la morue) et déséquilibre de la chaîne alimentaire marine.
- Solutions : Mise en place de quotas de pêche, interdiction de certaines techniques (chalutage de fond) et développement d'une aquaculture responsable qui limite son impact sur l'environnement côtier.
Vers une agroécologie
L'agroécologie propose de produire en utilisant les mécanismes naturels des écosystèmes plutôt qu'en les combattant.
- La lutte biologique : Utiliser des prédateurs naturels (ex: les coccinelles contre les pucerons) au lieu de produits chimiques.
- La rotation des cultures : Alterner les types de plantes sur une parcelle pour ne pas épuiser les nutriments du sol.
- Préservation des auxiliaires : Maintenir des haies pour abriter les insectes pollinisateurs et les oiseaux. L'agroécologie permet de maintenir le rendement tout en préservant la santé des écosystèmes à long terme.


