Introduction aux signaux
Qu'est-ce qu'un signal ?
Un signal est un phénomène physique qui contient et transporte de l'information. C'est un moyen de communiquer des données d'un point à un autre, ou d'un système à un autre. Imaginez une conversation : votre voix est un signal sonore qui transporte les mots (l'information) à l'oreille de votre interlocuteur.
Pour qu'un signal existe, il lui faut un support de propagation. Ce support peut être très varié :
- L'air pour le son.
- Un câble électrique pour un signal électrique.
- La fibre optique pour un signal lumineux.
- L'espace vide pour les ondes radio (qui sont aussi des signaux électromagnétiques).
Un signal est toujours une variation d'une grandeur physique au cours du temps ou de l'espace. Par exemple, la tension électrique dans un circuit, la pression de l'air, l'intensité lumineuse.
Types de signaux
Il existe principalement deux grandes catégories de signaux : les signaux analogiques et les signaux numériques.
Signaux analogiques
Un signal analogique est un signal dont l'amplitude (sa valeur) peut prendre une infinité de valeurs continues dans un intervalle donné. Il varie de manière continue, à l'image des phénomènes physiques qu'il représente.
- Exemples :
- La tension d'une pile qui se décharge progressivement.
- Le son de votre voix (sa hauteur et son intensité varient continuellement).
- La lumière du soleil (son intensité varie doucement au cours de la journée).
- La température d'une pièce.
Les signaux analogiques sont souvent une représentation fidèle du phénomène original, mais ils sont sensibles au bruit et peuvent perdre en qualité lors de leur transmission ou de leur copie.
Signaux numériques
Un signal numérique est un signal qui ne peut prendre qu'un nombre fini de valeurs discrètes. Ces valeurs sont généralement représentées par des chiffres (souvent 0 et 1, c'est le système binaire). Pour transformer un signal analogique en numérique, on utilise un processus appelé échantillonnage et quantification. On mesure la valeur du signal analogique à intervalles réguliers (échantillonnage) et on attribue à chaque mesure une valeur numérique proche (quantification).
- Exemples :
- Les données stockées sur un CD ou un DVD.
- Le signal Wi-Fi ou Bluetooth de votre téléphone.
- Le signal vidéo d'une télévision numérique.
- Le son d'un fichier MP3.
Les signaux numériques sont moins sensibles au bruit et peuvent être copiés ou transmis sans perte de qualité, ce qui explique leur omniprésence dans la technologie moderne.
Caractéristiques d'un signal périodique
Un signal périodique est un signal qui se reproduit identique à lui-même à intervalles de temps réguliers.
- Période (T) : C'est la durée la plus courte au bout de laquelle le motif du signal se répète. Elle s'exprime en secondes (s).
- Plus la période est courte, plus le signal se répète rapidement.
- Fréquence (f) : C'est le nombre de fois que le motif du signal se répète par unité de temps. Elle est l'inverse de la période :
La fréquence s'exprime en Hertz (Hz). Un Hertz correspond à une répétition par seconde.
- Plus la fréquence est élevée, plus le signal est rapide.
- Amplitude (A) : C'est la valeur maximale que prend le signal par rapport à sa valeur d'équilibre (ou sa valeur moyenne). Elle représente "l'intensité" du signal. Son unité dépend de la grandeur physique mesurée (Volts pour une tension, Pascals pour une pression sonore, etc.).
Représentation graphique des signaux
Les signaux sont souvent représentés graphiquement pour faciliter leur analyse. On utilise généralement un graphique où l'axe horizontal représente le temps () et l'axe vertical représente l'amplitude du signal.
- Oscillogramme : C'est le nom donné à la représentation graphique d'un signal, telle qu'affichée sur un oscilloscope. Un oscilloscope est un appareil de mesure électronique qui permet de visualiser les variations d'un signal électrique en fonction du temps.
- Échelle : Pour interpréter correctement un oscillogramme, il est crucial de connaître les échelles utilisées sur les axes :
- Échelle horizontale (base de temps) : Elle indique combien de temps représente chaque division de l'axe des abscisses (par exemple, 2 ms/div).
- Échelle verticale (sensibilité verticale) : Elle indique quelle valeur d'amplitude représente chaque division de l'axe des ordonnées (par exemple, 50 mV/div).
- Interprétation : En utilisant les échelles, on peut déterminer la période, l'amplitude et la forme du signal.
- Pour la période : comptez le nombre de divisions pour un motif complet, puis multipliez par l'échelle horizontale.
- Pour l'amplitude : comptez le nombre de divisions entre la valeur d'équilibre et le maximum, puis multipliez par l'échelle verticale.
La représentation graphique est essentielle pour visualiser et analyser les caractéristiques d'un signal, en particulier sa périodicité et son amplitude.


