Les débuts difficiles de la IIIe République
La proclamation et les défis initiaux
La IIIe République est proclamée le 4 septembre 1870, suite à la défaite de la France face à la Prusse lors de la Guerre franco-prussienne et à la capture de Napoléon III. C'est la fin du Second Empire. Un Gouvernement de Défense nationale est mis en place, mais la guerre continue et la France est envahie. Ce n'est pas une naissance sereine.
La Commune de Paris (1871)
Après l'armistice avec la Prusse, Paris, assiégée et méfiante envers le gouvernement provisoire, connaît un soulèvement populaire en mars 1871. C'est la Commune de Paris, un gouvernement insurrectionnel qui tente d'établir une république sociale. La répression par le gouvernement d'Adolphe Thiers est extrêmement violente et sanglante, connue sous le nom de "Semaine sanglante" (21-28 mai 1871). Cet événement laisse des traces profondes et durables dans la mémoire collective et la vie politique française.
L'enracinement de la République
Malgré ces débuts chaotiques, la République s'installe progressivement. Au début, les monarchistes sont majoritaires à l'Assemblée nationale et tentent de restaurer la royauté. Cependant, leurs divisions et la détermination des républicains empêchent ce retour. La Crise du 16 mai 1877 est un moment décisif : le président monarchiste Mac Mahon tente de s'opposer au Parlement républicain, mais les élections législatives confirment la majorité républicaine. C'est une victoire majeure pour le régime parlementaire républicain et marque l'enracinement définitif de la République.


