Éducation nationale françaiseHistoireCM27 min de lecture

La premiere guerre mondiale 1914 1918

Au début du 20ème siècle, les pays d'Europe ne s'entendent pas très bien. Ils se disputent pour avoir plus de territoires et de puissance.

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Chapitre 1

L'entrée en guerre et le début du conflit

Les causes et le déclenchement

Au début du 20ème siècle, les pays d'Europe ne s'entendent pas très bien. Ils se disputent pour avoir plus de territoires et de puissance. Pour se protéger, ils créent des alliances (des groupes d'amis qui se promettent de s'aider en cas d'attaque) :

  • La Triple Entente : La France, le Royaume-Uni et la Russie.
  • La Triple Alliance : L'Allemagne, l'Autriche-Hongrie et l'Italie.

L'élément déclencheur a lieu le 28 juin 1914 : l'héritier du trône d'Autriche est assassiné à Sarajevo. À cause du système des alliances, tous les pays entrent en guerre les uns après les autres en quelques jours seulement. La guerre commence en août 1914.

L'échec de la guerre de mouvement

Au début, tout le monde pense que la guerre sera courte. Les soldats partent « la fleur au fusil », persuadés d'être rentrés pour Noël. L'armée allemande traverse la Belgique et envahit le Nord de la France. C'est la guerre de mouvement : les armées se déplacent rapidement.

Cependant, les Français et les Anglais parviennent à arrêter les Allemands lors de la bataille de la Marne en septembre 1914. Après cette grande bataille, les deux armées sont épuisées. Elles creusent des trous pour se protéger : le front se stabilise.

L'équipement du soldat en 1914

En 1914, le soldat français n'est pas prêt pour une guerre moderne. Il porte un pantalon rouge très voyant, ce qui en fait une cible facile pour l'ennemi. Il possède un fusil Lebel et un sac très lourd appelé le « paquetage ».

Très vite, on comprend que ce rouge est dangereux. L'uniforme devient bleu horizon pour mieux se fondre dans le paysage. On remplace aussi le képi en tissu par un casque en acier pour protéger la tête contre les éclats d'obus.

Chapitre 2

La vie des Poilus dans les tranchées

L'organisation des tranchées

Comme aucune armée n'arrive à avancer, les soldats s'enterrent dans le sol. Ils creusent des tranchées, qui sont de longs fossés étroits reliés entre eux par des boyaux.

  • Entre les deux armées ennemies se trouve le no man's land (« terre de personne »), un espace rempli de barbelés et de trous d'obus.
  • Les soldats dorment dans des abris creusés dans la terre, souvent très précaires.

Le quotidien et les souffrances

On appelle les soldats français les Poilus, car ils ne peuvent pas se raser souvent. Leur vie est un enfer. Ils vivent dans la boue dès qu'il pleut, subissent le froid glacial l'hiver et doivent cohabiter avec les rats et les poux (qu'ils appellent les « totos »).

Le plus dur reste la peur constante de la mort. Le bruit des bombardements est assourdissant et incessant. L'hygiène est presque inexistante, ce qui favorise les maladies.

Maintenir le lien avec l'arrière

Pour tenir le coup, le courrier est essentiel. Les soldats écrivent des lettres à leur famille pour donner des nouvelles et en recevoir. Il existe aussi des marraines de guerre, des femmes qui écrivent à des soldats qui n'ont plus de famille.

Pendant les moments de calme, les soldats fabriquent des objets avec des restes de métal (douilles d'obus) : c'est l'artisanat de tranchée. Cela les aide à s'occuper l'esprit.

Chapitre 3

Une guerre longue et meurtrière

Les grandes batailles de rupture

Certaines batailles sont restées célèbres par leur violence extrême. En 1916, la bataille de Verdun dure 10 mois. C'est un déluge d'acier : des millions d'obus tombent sur les soldats. Pour ravitailler le front, les Français utilisent la Voie Sacrée, une route où circulent des milliers de camions jour et nuit. La même année, la bataille de la Somme est encore plus coûteuse en vies humaines.

Les nouvelles armes technologiques

La science est utilisée pour tuer plus efficacement. C'est l'apparition des chars d'assaut (les tanks) pour franchir les tranchées. On utilise aussi des gaz asphyxiants qui brûlent les yeux et les poumons, obligeant les soldats à porter des masques à gaz. L'aviation, qui servait au début à observer, devient une aviation de combat avec des mitrailleuses.

Les crises de 1917

Après trois ans de combat, les soldats sont à bout. En 1917, des mutineries éclatent : certains soldats refusent de monter à l'assaut. La même année, la Russie quitte la guerre à cause d'une révolution chez elle. Mais heureusement pour la France, les États-Unis entrent en guerre aux côtés des Alliés, apportant des soldats frais et du matériel neuf.

Chapitre 4

L'effort de guerre à l'arrière

Le rôle des femmes (les Munitionnettes)

Pendant que les hommes sont au combat, les femmes font fonctionner le pays. Elles remplacent les hommes dans les champs pour les récoltes. Dans les usines, elles fabriquent des obus et des armes : on les appelle les Munitionnettes. Beaucoup deviennent aussi infirmières pour soigner les blessés qui reviennent du front.

L'économie de guerre

La guerre coûte très cher. L'État demande aux citoyens de prêter leur argent (les emprunts nationaux). Pour nourrir les soldats, la nourriture manque dans les villes : c'est le rationnement. Le gouvernement utilise aussi la propagande pour garder le moral de la population, en cachant parfois la vérité sur la dureté des combats (on appelle cela le « bourrage de crâne »).

Les enfants dans la guerre

Même les enfants participent. À l'école, on leur apprend à être de bons patriotes. Ils aident aux travaux de la ferme et écrivent des lettres à leur père. L'absence du père est une grande souffrance pour des millions d'enfants français.

Chapitre 5

La fin du conflit et ses conséquences

L'Armistice et la victoire

Grâce à l'aide des Américains et à l'utilisation des chars, les Alliés repoussent les Allemands. L'Allemagne, épuisée, demande l'arrêt des combats. L'Armistice est signé le 11 novembre 1918 à 5h15 du matin, dans un wagon de train dans la forêt de Compiègne (clairière de Rethondes). À 11 heures, les cloches sonnent dans toute la France : c'est la fin des combats.

Le bilan humain et matériel

Le bilan est terrible. On compte environ 10 millions de morts en Europe. De nombreux soldats reviennent mutilés, avec le visage détruit : on les appelle les Gueules Cassées. Le Nord et l'Est de la France sont en ruines : des villages entiers ont disparu et les terres sont incultivables (les zones rouges).

Le Traité de Versailles et la paix

En 1919, le Traité de Versailles définit les conditions de la paix. L'Allemagne est jugée responsable et doit payer de lourdes amendes. La France récupère l'Alsace et la Lorraine, perdues en 1870. Pour éviter une nouvelle guerre, on crée la Société des Nations (SDN).

Dans chaque village de France, on construit un monument aux morts pour honorer le nom des soldats qui ne sont jamais revenus.

Après la lecture

Passe à la pratique avec deux blocs bien visibles

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