L'entrée en guerre et l'effondrement de la France
Le début du conflit en Europe
Le 1er septembre 1939, l'Allemagne, dirigée par le dictateur Adolf Hitler, envahit la Pologne. C'est le déclenchement de la guerre. En réaction, la France et le Royaume-Uni, qui sont alliés à la Pologne, déclarent la guerre à l'Allemagne le 3 septembre 1939.
Pendant plusieurs mois, il ne se passe presque rien sur le front : les soldats attendent derrière leurs fortifications. Les Français appellent cette période la « Drôle de guerre ». Tout le monde pense que la guerre sera longue et immobile, comme en 14-18.
La défaite de 1940
En mai 1940, tout bascule. L'armée allemande lance une offensive éclair (appelée Blitzkrieg). Grâce à leurs chars et à leurs avions, ils percent les lignes françaises très rapidement. C'est la panique totale.
Des millions de civils français (familles, enfants, vieillards) s'enfuient sur les routes pour échapper aux bombes : c'est l'exode. Face à ce désastre, le gouvernement français change. Le vieux maréchal Pétain prend le pouvoir et demande l'arrêt des combats. L'armistice est signé le 22 juin 1940, marquant la défaite de la France.
Un pays coupé en deux
Après l'armistice, la France est divisée par une frontière intérieure appelée la ligne de démarcation.
- Le Nord et l'Ouest sont occupés par l'armée allemande (zone occupée).
- Le Sud est administré par le gouvernement français installé à Vichy (zone libre).
Le maréchal Pétain installe un nouveau pouvoir, le régime de Vichy, qui remplace la République. La devise « Liberté, Égalité, Fraternité » est supprimée et remplacée par « Travail, Famille, Patrie ».


